La maison Cailleau, un journal intime des années 40 et 50.

Un jeune garçon accueilli par sa grand mère pendant l'occupation allemande, l'histoire d'un chocolat chaud et d'un fagot piégé, une pièce de menuiserie mystérieuse mais exceptionnelle, un modeste artisan de Chemillé poursuivant une carrière de chanteur parisien, un nouveau né perdu et recueilli par hasard en 1939, des poèmes trouvés de-ci de-là disséminés dans des cartons, la définition du basto ou encore de la gnouille...

L'histoire de la maison cailleau est composée d'une myriade de micro-événements et ces récits nous interrogent tant nos modes de vie ont changé en quelques décennies. Les habitations de ce milieu du 20 ème siècle sont probablement peu différentes de celles de la fin du 19 ème siècle. Elles ont en commun une même économie de moyen. A cet époque un même toit rassemble tout : les générations d'une même famille vivent ensemble (notons au passage que les enfants naissent mais aussi que l'on décède à domicile). La maison peut aussi bien être un atelier de séchage de feuilles de tabac, qu'une ferme avec ses différents animaux utiles (chèvre, cochon, cheveaux ...) elle peut être aussi une sorte de boutique ou l'on vend au voisinage ce que l'on produit ...

Ouvrir la porte de la maison Cailleau, c'est découvrir le mode de vie des années 40 et 50 à Chemillé. Franchir le seuil de ce bâtiment c'est aussi rencontrer le dit Bas Bourg, c'est entrevoir un esprit de quartier avec ses tensions sociologiques (la fête des montagnards) et les engagements d'une époque (les partisans des écoles publiques et des écoles privées). C'est aussi découvrir une économie locale emblématique de la ville (la culture de la camomille et du tabac, l'usine Gourdon ...)

Le projet de la Maison Cailleau restitue l'atmosphère et les faits d'une époque à travers l'histoire d'un bâtiment. Ces recherches ont pris la forme d'un site internet pour plusieurs raisons : il m'a semblé intéressant de confronter le patrimoine à internet pour se demander si cet outil peut apporter une singularité à la transmission d'un passé. D'autre part il me paraissait essentiel de ne pas figer l'histoire. De fait, ce site internet a été conçu pour être matériellement un espace en devenir. Il est ainsi ouvert à vos commentaires, à vos propres témoignages et documents aussi n'hésitez pas à prendre contact avec nous pour nous en faire part (boîte aux lettres).

Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont contribué par leur générosité à la qualité de ce travail. Par ordre chronologique de rencontre, M. Dailleux, M. Minson, M. Lizée, M. Tourneur,  Mme Stéphan, Mme Jacqueline Benoi, Mme Rotureau, Melle Sireaudau et Mme Martin.

Remerciement également à M. Humeau pour ses recherches historiques sur l'origine de la Maison et pour sa contribution écrite, à M. Bouhier pour ses prêts d'images. Merci à M. le Maire et à son équipe pour leur soutien à ce projet.

Laurent Moriceau