Jean Ouvrard

Cette parcelle est acheté en 1854 par Jean Ouvrard (1816 – 1889) marié à Jeanne Clémot en 1845. D’une famille de charpentier, originaire de la Tourlandry, il semble avoir succédé à son père, charpentier au Bas Bourg décédé en 1844. Deux de ces frères sont charpentier à Chalonnes et à Montfaucon. Il aura quatre enfants qui vont tous mourir jeune.

Sur la parcelle qu’il a acquise, il fait construire une maison avec atelier rue de Valbourg en bas et habitation donnant sur l’autre rue. La brique est très utilisé dans la construction. La maison sera agrandie car Ouvrard est non seulement charpentier mais aussi cabaretier – aubergiste et cela avant 1860…. D’autres transformations , rehaussement, allongement du bâtiment justifient les trois grands escaliers que comporte la maison.

Cette maison imposante en brique rouge placée en angle des deux rues présente une forme particulière d’ou le nom de maison pointue.

Notre charpentier Ouvrard a voulu laisser son souvenir dans sa maison. Au-dessus de la porte rue de Valbourg, l’imposte est sculpté avec le nom Ouvrard. La salle à manger est entièrement couverte de panneaux de bois au sculptures grossières représentant des figures géométriques, des outils et aussi le nom d’ouvrard, sa date de naissance et d’autres inscriptions. On retrouve aussi des panneaux dans certaines chambres ….

Marcel Humeau


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L'énigme Jean Ouvrard

Jean Ouvrard  à 38 ans est le fondateur de la maison Cailleau. Ce menuisier a déployé tout son savoir-faire d’étage en étage, à travers de solides escaliers, de nombreuses cloisons à coffrages cependant, le véritable ouvrage de cet artisan est un magnifique plafond visible au premier étage de la maison.

La composition intriguante de cette pièce de menuiserie pose de nombreuses questions :  Ces formes stylisées constituent-elles des symboles issus d’une conférie auquel l’auteur appartenait ? Etait-il un voyageur et ainsi s’inspirait-il dans son travail de formes vues au cours de voyage en pays lointains ? Etait-il simplement un artisan habile et inspiré ? L’ensemble de ces questions m’ont conduit à prendre contact avec divers spécialistes. M. Laurent Bastard (conservateur du Musée du compagnonnage de Tours et historien du compagnonnage), Jean- Michel Mathonière, Eric Brasseur (scientifique et internaute) ont ainsi spontanément répondu à mes questions.

Ces recherches et suppositions ne sont bien sûr pas closes et restent ouvertes à toute nouvelle suggestion.

réponses de spécialistes et d'internautes.pdf (PDF - 0,05 Mo)

Description de l'ouvrage

La rosace centrale

La partie centrale du plafonnier est marquée par une rosace d’environ 40 cm de diamètre. La périphérie de celle-ci se décompose en huit parties comprenant chacun le dessin stylisé d’une fleur. Ces huit étapes semblent évoquer chacune un moment de la croissance végétale. À noter que 7 des 8 fleurs ont 8 pétales alors que la huitième en comporte 9. J’ai remarqué également que chacune des 7 représentations de tête de la fleur est identique alors que la huitième semble se métamorphoser en silhouette d’insecte. J’évoquais tout à l’heure la représentation de la croissance d’une fleur, mais  en affinant mon observation je m’apperçois que cette forme suggère plutôt le développement d’un feuillage stylisé autour d’une tête de fleur toujour identique.

Une carte du ciel ?

Au premier coup d’œil ce plafonnier semble représenter une carte du ciel constituée de points réunis les uns aux autres par un réseau complexe de traits. Selon l’attention qu’on porte à cet ensemble, nous pouvons distinguer soit deux cercles ou alors, 2 étoiles composée de l’imbrication de formes géométriques. La première étoile à 8 branches, la deuxième en comporte 16. Très rapidement je m’aperçois que le chiffre huit est omniprésent puisque chacun desdits points de connexions de cette possible carte du ciel est un octogone. Ces points au nombre total de 24 composent soit un des deux cercles, soit soulignent la pointe de chacune des branches des 2 étoiles. Une autre partie de ces traits m’évoque la silhouette incomplète du compas.

Trois figures

Au trois des 4 coins de la pièce, à l’endroit où se rencontre la partie centrale et son encadrement nait une figure abstraite qui me rappelle à nouveau le végétal. Il est très possible qu’une quatrième figure complétait cet ensemble mais  celle-ci a pu se détacher et disparaittre depuis l’époque lointaine de sa création. Une des trois figures représente précisément la silhouette d’un homme vue de face. Les expressions du visage sont très simplifiées et le haut du buste ne possède pas de bras.

SATISFET

De larges inscriptions en bordure des 4 murs de la pièce encadrent ce travail. L’orientation des lettres et des chiffres nécessite un miroir pour être lu. Quatre murs et ainsi quatre inscriptions différentes. La première comporte la signature de l’auteur : ouvrard. Sur la même ligne et avec des mots de la même taille s’ajoute le mot an. La deuxième inscription est une date :  AN 1816  (cette date correspond à la naissance de Jean Ouvrard). Longeant le mur opposé nous lisons AN 1836. Cette date reste mystérieuse et ne semble correspondre ni à un événement familial de la famille Ouvrard, ni à un événement local de cette époque. La dernière inscription longeant le quatrième mur est SATISFET. D’après de brèves recherches ce mot selon cette orthographe, serait d’origine catalane et signifierait rassasié.



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Jean Ouvrard
L'énigme Jean Ouvrard
Description de l'ouvrage

René Chollet